Bien choisir ses placements

2011-10-07 | Aucune pathologie | Aspects sociaux, éthiques, juridiques en pharmacie

Tôt ou tard, nous devons tous prendre position face à l’épargne et aux placements. Cependant, tout le monde ne sort pas gagnant d’une expérience boursière. Il est donc essentiel de bien comprendre le processus qui permet de prendre des décisions éclairées dans ce domaine. Vous trouverez ici quelques pistes de solutions.

 
1) Il faut d’abord bien identifier l’horizon de placement lié à votre investissement. Un placement à encaisser dans deux ans ne peut comporter le même niveau de risque qu’un portefeuille bâti pour la retraite.
 
2) Il faut aussi cerner votre tolérance au risque. Certaines personnes ne peuvent fermer l’œil si leur investissement perd 10 % en une année, alors que d’autres peuvent dormir sur leurs deux oreilles en subissant des pertes deux fois plus importantes. Le meilleur moyen d’identifier votre niveau de tolérance au risque est de remplir le questionnaire du Profil de l’investisseur en compagnie de votre conseiller en solutions financières. L’établissement de votre profil vous permettra par la suite de choisir judicieusement les types de placements qui coïncident avec votre situation personnelle et avec vos objectifs.
 
3) Il ne restera plus enfin qu’à décider du type de compte à favoriser (par exemple, CELI ou REER).
 
La question à se poser : quel type de compte dois-je choisir?
CELI, REER, compte non enregistré : voici trois types de compte que la majorité d’entre vous aurez à utiliser éventuellement. La grande question est donc : lequel devrais-je prioriser?
 
Tout comme pour le choix des placements, notre objectif reste le facteur déterminant. À quoi l’argent investi servira-t-il ? La réponse à cette interrogation est primordiale. Par exemple, si je veux me procurer une voiture dans deux ans, il serait très peu cohérent de choisir le REER puisque c’est un compte utilisé essentiellement en vue de la retraite. Il serait plus logique de prioriser le CELI.
 
Lorsque l’objectif d’investissement ne permet pas à lui seul de trancher entre ces deux types de compte, il serait avisé d’examiner votre situation fiscale avec un professionnel. Par exemple, le REER n’est pas automatiquement le régime à prioriser pour se préparer une retraite dorée. Le CELI pourrait s’avérer un meilleur choix si votre taux d’imposition à la retraite est plus élevé que celui durant votre vie professionnelle active.
 
Il faut cependant garder en tête que les règles qui régissent ces comptes sont, la plupart du temps, relativement complexes à comprendre. Discutez-en avec un planificateur financier de la Financière des professionnels : ses conseils pourront vous aider à prendre la meilleure décision.

Le cas de Stéphanie rendra la théorie plus concrète.

Stéphanie, une jeune femme célibataire, prévoit faire le voyage de ses rêves d'ici trois à cinq ans. Elle aimerait investir son surplus budgétaire afin de planifier cette dépense importante. Par contre, elle ne sait comment procéder.

Un premier élément à considérer est le moment prévu du départ : est-ce l’an prochain ou dans cinq ans? Dans le cas présent, Stéphanie prévoit partir dans trois à cinq ans : elle peut donc placer ses actifs pour une période équivalente. Une personne plus conservatrice de nature se baserait plutôt sur une période de trois ans, afin de réduire le risque potentiel au niveau des placements. Je conseille toujours de prendre l'horizon le plus court lorsqu'il subsiste un doute quant à la durée de la période d’investissement. De cette façon, l’investisseur est prêt s’il décide d'encaisser ses placements dans trois ans plutôt que cinq.
 
Stéphanie doit ensuite, avec l'aide d'un conseiller, déterminer le risque qu'elle est prête à accepter en termes de volatilité. C'est ici que le profil d'investisseur entre en jeu. Stéphanie préfère-t-elle minimiser le rendement au profit de la sécurité de ses placements ou veut-elle augmenter son potentiel de rendement au risque de fluctuations plus importantes? Et dans quelles proportions? Les réponses sont très personnelles car elles dépendent à la fois de la situation financière et du type de personnalité de l’investisseur. Supposons donc que Stéphanie préfère un niveau de risque faible; elle pourrait alors se tourner vers notre Fonds d'obligations.
 
Il ne reste plus qu'à choisir dans quel type de compte elle veut investir ses parts dans le Fonds d'obligations. Dans le cas de Stéphanie, le CELI est le compte idéal puisqu'il permet d'investir des sommes assez importantes pour défrayer les dépenses d’un voyage (5 000 $/an). Actuellement, le droit annuel est de 5000$ pour les personnes de 18 ans et plus. À cela, peut s’ajouter les droits inutilisés depuis 2009. Soulignons également que le rendement est non imposable et que les retraits peuvent se faire sans impact fiscal.
 
Finalement, après avoir investi les sommes nécessaires pour son voyage et patienté quelques années, elle pourra vivre son voyage pleinement. Bon voyage, Stéphanie, et profites en bien!

 

Vincent Simard, Pl. Fin.
Conseiller en solutions financières
vsimard@fprofessionnels.com
514-350-5086

Lien URL

 
Copyright © 2010 Interpharma.ca. Tous droits réservés. Décharge de responsabilité.