L’ABC des Oméga-3… L’alimentation et la place des suppléments
2011-09-12 | Autres pathologie | Propriétés et actions des PSN et/ou des PVL
Par: Audrey Couture, M. SC. Pharmacologie
Chef, Affaires scientifiques et réglementaires
Santé Naturelle (A.G.) Ltée
Vos patients savent bien que les oméga-3 sont importants pour leur santé. Ils font peut-être des efforts pour augmenter leur consommation d’oméga-3 dans leur alimentation. Mais ces efforts sont-ils bien dirigés? En ont-ils suffisamment pour couvrir leurs apports quotidiens recommandés?
Oméga-3 : les recommandations alimentaires
Pour le moment, il n’y a pas d’apport quotidien recommandé par l’OMS ou la Institute of Medicine américaine spécifiquement pour les oméga-3 d’origine marine (l’AEP et l’ADH).
Par contre, une synthèse des autorités médicales internationales et autres organismes de santé, incluant la American Heart Association, l’American Dietetic Association, l’association des Diététistes du Canada et l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments concluait qu’un apport quotidien optimal se situerait à 500mg d’AEP et d’ADH combinés pour les personnes en bonne santé (Harris et coll, 2009).
Concernant les femmes enceintes, un consensus de 2007 statuait qu’un minimum de 200mg d’ADH quotidien était requis pour assurer le développement normal du cerveau de l’enfant (Koletzko et coll, 2007).
A titre de repère, on considère que deux repas par semaine de poisson gras (soit deux portions de maquereau, saumon, hareng, truite arc-en-ciel, omble, sardine et thon) parviennent à fournir ces 500mg quotidiens recommandés. Ce sont d’ailleurs les recommandations du plus récent Guide alimentaire canadien.
Les dosages thérapeutiques
Force est de constater que le volet clinique des oméga-3 se limite presque entièrement aux oméga-3 de source marine, soit l’AEP et l’ADH, que ce soit pour leurs effets cardiovasculaires ou cognitifs. L’AAL, d’origine végétale, demeure un acide gras insaturé intéressant qui gagne à être privilégié dans notre alimentation, mais il ne semble pas responsable des bienfaits attribués aux oméga-3 (Miller et coll, 2009).
Si, pour maintenir la santé cardiovasculaire chez les personnes en bonne santé, un apport quotidien de 500mg en AEP et ADH est suggéré, cet apport passe à 800 ou 1 000mg chez les patients coronariens.
Pour la réduction des triglycérides sanguins, la American Heart Association recommande de 2 à 4 g de AEP et ADH combinés par jour, sous forme de suppléments (Miller et coll, 2011).
Pour soulager l’arthrite rhumatoïde, cet apport devrait varier entre 3 et 6g d’AEP et d’ADH combinés par jour.
Finalement, pour les patients souffrant de dépression légère à modérée, on visera alors un minimum de 1g de AEP par jour.
Ce sont aussi les dosages recommandés par Santé Canada.
Qu’est-ce que notre alimentation nous procure?
Au Canada, il semble effectivement que nos apports alimentaires en oméga-3 restent inférieurs aux recommandations ci-dessus.
Un groupe de chercheurs canadiens a déterminé, sur un échantillon de 15 patients âgées habitant une résidence pour personnes âgées, que leur apport quotidien en oméga-3 de source marine s’élevait à peine à 70mg de AEP et ADH combinés (Fratesi et coll, 2009). La situation n’est guère mieux chez les enfants canadiens de 4 à 8 ans : à peine 22% atteignaient leurs besoins quotidiens en AEP et ADH (Madden et coll, 2009).
Même son de cloche pour le Québec (Lucas et coll, 2009): pour 1 000 participants, l’apport moyen quotidien en AEP et ADH combinés s’est élevé à 291mg, soit à peine 60% du 500mg recommandés. Pour les femmes en âge de concevoir, cet apport combiné n’était que de 169mg par jour, et 72% de ce groupe n’atteignait pas les 200mg d’ADH recommandés.
Les aliments : les bons oméga-3 ou pas? Et quelle quantité?
On peut donc penser que l’ajout des oméga-3 à des aliments de base n’en contenant habituellement pas comme le pain, le lait et les œufs est louable. Malheureusement, comme les oméga-3 sont des acides gras insaturés, leur oxydation au contact de l’air est problématique pour la stabilité des aliments. L’industrie a donc peu d’alternatives pour contourner cet obstacle, et au final, les oméga-3 tant vantés dans nos aliments ne sont pas toujours les bons, ou leur quantité est presque négligeable.
En effet, la plupart fournissent de l’AAL, l’omgéa-3 végétal. Quoique ce soit un bon gras et que son apport gagne définitivement à être augmenté dans noter diète, ce n’est pas l’oméga-3 qui contribuera le plus à la santé cardiovasculaire, une indication qui échoue aux oméga-3 d’origine marine. D’ailleurs, on estime aujourd’hui que la conversion de l’AAL en ADH est d’à peine 0.5% et d’à peine 5% pour sa conversion en AEP chez les adultes non végétariens (Harris et coll, 2009). Autrement dit, on ne peut compter sur l’AAL seul pour combler ses besoins en ADH et en AEP.
Par exemple, les pains peuvent déclarer une teneur en oméga-3, sans préciser l’acide gras, s’ils contiennent des graines de lin. Non seulement les graines de lin contiennent-elles de l’AAL, mais elles doivent être moulues pour rendre cet AAL biodisponible, ce qui n’est pas toujours le cas. Peut-on alors considérer l’apport d’un pain avec oméga-3 comme significatif sur sa consommation globale d’oméga-3? Difficilement…
Voici un tableau sommaire de quelques aliments enrichis de grandes marques et leur teneur générale en oméga-3 :
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Aliments
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Acide gras oméga-3 fournis
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Portion
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Quantité par portion
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Œuf enrichi en oméga-3
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ADH
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Un oeuf complet (blanc et jaune), de type gros
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75mg
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Lait 1 ou 2% enrichi en oméga-3
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AAL
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Un verre de 250ml
(1 tasse)
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300mg
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Pain enrichi, avec graines de lin moulues
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AAL
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2 tranches
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800 à 1 000mg selon le type et la marque
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Céréales à déjeuner enrichies
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AAL
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55g (2/3 de tasse)
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1 000mg
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Pâtes alimentaires au lin Oméga-3
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AAL
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85g (sec)
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800mg
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Fromage cheddar enrichi en ADH
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ADH
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30g
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20 à 50mg selon la marque
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Yogourt enrichi
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AAL
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100g (1 contenant en portion individuelle)
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300mg
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Margarine enrichie
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AAL
ADH et
AEP
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10g
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550mg
20mg
30mg
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Jus enrichi d’oméga-3
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AEP et ADH
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1 verre
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20 à 30mg d’AEP et d’ADH combinés selon la marque
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Barres tendres aux oméga-3 (avec graines de lin moulues)
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AAL
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35g (1 barre)
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300mg
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Pour en savoir plus : le site web de Passeport Santé fait un résumé éloquent des aliments enrichis
Choisir le meilleur supplément : la quantité d’AEP et d’ADH avant tout
Parmi les suppléments d’oméga-3, les plus intéressants sont issus d’huiles de poissons concentrées. Plus la quantité d’AEP et d’ADH sera élevée, plus le supplément sera efficace, que ce soit pour combler son apport quotidien recommandé, prévenir les maladies cardiovasculaires ou réduire la douleur arthritique. Pour la santé mentale, on regardera surtout l’AEP.
Autrement dit, il faut aller dans la section et vérifier sur le côté des étiquettes le détail de l’AEP et de l’ADH. Par exemple, les produits d’oméga-3 de base offriront une gélule de 1 000mg d’huile de poisson, laquelle contiendra 180mg d’AEP et 120mg d’ADH, soit 300mg au total. Une huile plus concentrée comme l’Oméga-3 Extra Fort par Adrien Gagnon fournira, pour le même 1 000mg d’huile de poisson, 400mg de AEP et 200mg de ADH. On facilite ainsi l’adhérence au traitement si le patient prend moins de gélules à tous les jours.
Voici les différentes formules d’Oméga-3 disponibles dans le portefolio Adrien Gagnon :
OMEGA 3 1000 MG
AEP 300mg
ADH 200mg
OMEGA 3 EXTRA FORT (40/20)
AEP 400 mg
ADH 200 mg
OMEGA 3 HUILE DE LIN
AAL550 mg
OMEGA 3 SAUMON PLUS
AEP 180mg
ADH 120mg
OMEGA 3-6-9
AAL212 mg
AEP 72 mg
ADH 48 mg
OMEGA MATERNI-T
AEP 300 mg
ADH 75 mg
OMEGA JUNIOR
AEP 131 mg
ADH 19 mg
OMEGA JUNIOR CROQUABLE
ADH 40 mg
Les risques associés aux oméga-3 : surdose, anticoagulants…
Très peu de groupes d’experts font état de risques associés à la prise de suppléments d’oméga-3. Jusqu’à un dosage de 3 000mg d’AEP et d’ADH combinés, Santé Canada n’émet d’ailleurs aucune contre-indication ni mise en garde.
L’effet indésirable le plus fréquemment rencontré sera l’arrière-goût de poisson (lors d’une éructation, entre autre). A ce titre, les gélules entériques, comme celle du produit Oméga-3 Extra Fort par Adrien Gagnon élimineront ce désagrément. Comme pour la consommation de toute huile, en grande quantité, les huiles de poisson peuvent ramollir les selles.
Concernant leur effet anticoagulant, les données cliniques sont contradictoires. Si l’huile de poisson a augmenté les temps de coagulation chez les personnes saines (Nagakawa et coll, 1983), cet effet semble variable (Vanschoonbeek et coll, 2004) même chez les personnes prenant de la warfarine combinée à de hautes doses (3 à 6g) d’huile de poisson (Bender et coll, 1998). Les rapports de cas dans la littérature font état d’une forte dose (6g) en association avec de la warfarine et de l’AAS (McClaskey et Michalets, 2007). Un consensus s’est donc établi à 4g d’AEP et d’ADH combinés comme seuil d’interaction avec les anticoagulants.
Finalement, la contamination au mercure est un sujet qui ressort périodiquement dans les médias. Par contre, pour tous les produits avec NPN vendus au Canada, la teneur en métaux lourds incluant le mercure, le plomb, l’arsenic et le cadmium doit être analysée à chaque lot et doit passer les normes strictes établies par Santé Canada pour les produits naturels. A noter, les tolérances pour les produits de santé naturels sont plus sévères que celles associées aux aliments. Ainsi, même si l’huile de poisson est concentrée en omgéa-3, elle n’est pas concentrée en mercure, bien au contraire! L’empoisonnement aux métaux lourds n’est donc pas un risque avéré au Canada.
Ainsi, même en faisant des choix santé favorisant les oméga-3 dans son alimentation, il reste difficile au Québec d’atteindre les 500mg d’AEP et d’ADH recommandés quotidiennement. Quant aux risques de surdose si l’on ajoute une bonne alimentation aux suppléments, ils apparaissent très faibles considérant la limite conservatrice de 3 000mg d’AEP et d’ADH établie par Santé Canada pour les adultes.
Un éventail de solutions santé efficaces vous est offert dans votre section des produits de santé naturels. Depuis la mise en place de mesures d’évaluation de la sécurité par Santé Canada, vous pouvez recommander ces produits sans inquiétude à vos patients. Toute mise en garde ou contre-indication apparaît désormais sur les étiquettes : vous êtes ainsi outillés pour guider vos patients dans cette belle section de notre pharmacopée collective moderne.
Adrien Gagnon est là pour vous. Pour toute question spécifique sur la gamme Santé Cœur ou l’une de nos 11 autres catégories de produits, n’hésitez pas à communiquer avec notre naturopathe au 1-800-781-7723, ou avec notre pharmacologue au 1-888-686-8888 poste 263.
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Solutions Santé Efficaces
Références:
Bender, N., Kraynak, M., et coll., Effects of marine fish oils on the anticoagulation status of patients receiving chronic warfarin therapy. J Thromb Thrombolysis 1998; 5(3): 257-261.
Fratesi, JA, Hogg, RC, Young-Newton, GS et coll. Direct quantitation of omega-3 fatty acid intake of Canadian residents of a long-term care facility. Applied Physiol Nutr Metab 2009; 34:1-9.
Harris, WS, Mozaffarian, D, Lefevre, M, et coll. Towards Establishing Dietary Reference Intakes for Eicosapentaenoic and Docosahexaenoic Acids. J Nutr 2009; 139: 804S–819S
Koletzko, B, Cetin, I, Brenna, JT; Perinatal Lipid Intake Working Group, Child Health Foundation; Diabetic Pregnancy Study Group; European Association of Perinatal Medicine; European Association of Perinatal Medicine; European Society for Clinical Nutrition and Metabolism; European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition, Committee on Nutrition; International Federation of Placenta Associations; International Society for the Study of Fatty Acids and Lipids. Dietary fat intakes for pregnant and lactating
women. Br J Nutr. 2007; 98:873–7.
Kris-Etherton, PM, Harris, WS, Appel, LJ, for the Nutrition Committee. Fish Consumption, Fish Oil, Omega-3 Fatty Acids, and Cardiovascular Disease. Arterioscler Thromb Vasc Biol. 2003; 23:e20-e31.
Lucas, M, Asselin, G, Plourde, M, et coll. n-3 Fatty acid intake from marine food products among Quebecers: comparison to worldwide recommendations. Public Health Nutrition 2009; 13(1), 63–70.
Madden, SMM, Garrioch, CF, and Holub, BJ. Direct Diet Quantification Indicates Low
Intakes of (n-3) Fatty Acids in Children 4 to 8 Years Old. J Nutr 2009; 139: 528–532.
McClaskey EM, Michalets EL. Subdural hematoma after a fall in an elderly patient taking high-dose omega-3 fatty acids with warfarin and aspirin: case report and review of the literature. Pharmacotherapy 2007 Jan;27(1):152-60.
Miller M, Stone NJ, Ballantyne C, et coll; pour la American Heart Association Clinical Lipidology, Thrombosis, and Prevention Committee of the Council on Nutrition, Physical Activity and Metabolism, Council on Arteriosclerosis, Thrombosis and Vascular Biology, Council on Cardiovascular Nursing, and Council on the Kidney in Cardiovascular Disease.
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Nagakawa, Y., Orimo, H., et al., Effect of eicosapentaenoic acid on the platelet aggregation and composition of fatty acid in man. A double blind study. Atherosclerosis 1983; 47(1): 71-75.
Vanschoonbeek, K., Feijge, M., et coll., Variable hypocoagulant effect of fish oil intake in humans: modulation of fibrinogen level and thrombin generation. Arterioscler Thromb Vasc Biol 2004; 24(9): 1734-1740.
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